jeudi 22 février 2018

Retour à Marâtre...





Après quelques semaines passées entre salons, interventions scolaires et livraisons de textes de commande, me voici revenu à Marâtre, cette tentative à trois voix, avec le désir de poursuivre, de m'enfoncer encore. Chaque matin, l'engagement de commencer pas cela, pour faire avancer les images, les séquences.
D'où vient ce besoin ? Jamais assez sur ces chemins ? Toujours les mêmes qu'on arpente pour s'écorcher, se mettre à vif. Après, ça tremble un peu, on est à fleur de peau. Et le lendemain, rebelote.
Se remettre à la tâche pour tenter de mener à bien quelque chose que personne n'attend. Expérimenter surtout, de nouvelles techniques d'écriture, espérer toucher le vif du sujet.
Vingt séquences pour l'heure. Pas si mal. Même si... Même si... possible que, une fois le chantier bouclé (Oui mais quand ? Dans l'année j'espère...) Possible que tout soit à mettre à la poubelle. En tout cas, on aura tenté la chose. Le désir d'entraîner les lecteurs dans ces trois voix.

Un petit morceau rien que pour vous du travail en cours...


"Au bout de quelques mois, quelques semaines peut-être même, nous avions disparu pour notre père. Nous étions devenus transparents. Nous nous étions éteints. Et lui avait disparu pour nous. Nous étions certains, ma sœur et moi, que nous ne le reverrions plus. En tout cas pas comme nous aurions souhaité le voir. Non qu’il ait vraiment changé pour ses autres interlocuteurs. Ses amis, ses collègues de bureau, le peu de famille qui suit notre vie quotidienne, marraine mise à part, bien entendu, personne n’a rien pu soupçonner, déceler. C’est que cette femme cachait merveilleusement bien son jeu. Avec ma sœur, nous avons pensé au bout d’un temps qu’il ne s’agissait pas de sa première action de ce type. Elle avait brisé d’autres enfants avant nous. Mais pour cela, c’est sûr, puisqu’elle était entrée chez nous avec une telle santé, elle n’y avait laissé aucune plume pour le moment. Et même, ces différents forfaits lui avaient donné plus de force. J’imaginais facilement les petits corps malmenés, les gifles, les humiliations, les consignations, les interdictions qui brisent. Combien d’enfants avant notre calvaire ? Avec nous, en entrant dans notre maison, en la salissant, elle n’avait sans doute pas pensé que nous serions plus coriaces. Elle nous anéantirait et passerait le temps qu’il faudrait pour arriver à ses fins. Voilà ce qu’elle avait pensé naïvement. C’était sans nous connaître."






lundi 5 février 2018

En librairie depuis vendredi !








Depuis vendredi, le tome 2 de La Pension Moreau est en librairie ! Intitulé La peur au ventre. J'espère qu'il vous plaira.
C'est aux belle Éditions de la Gouttière. Dessins et couleurs, Marc Lizano.
Enjoy !





lundi 29 janvier 2018

Les enfants de Midvalley 3 en route

Un détail extrait du tome 1, La nuit de l'horloger, pour vous informer que depuis deux semaines, je travaille sur le scénario du tome 3 des Enfants de Midvalley, dont les deux premiers volumes sont toujours disponibles aux éditions Kramiek. Aux pinceaux, le grand Romuald Reutimann.
Remerciements à Pierre Paquet pour sa confiance renouvelée.
Si vous ne l'avez pas encore fait, pendant qu'on planche avec Romuald sur la suite et la fin de la trilogie... ça vous laisse un peu de temps pour lire les tomes 1 et 2.
Sans tout vous révéler, voilà le fil directeur du tome 3 intitulé La maison-prison.

La mère de Milan et Rosa a découvert la montre-bijou que les enfants avaient dérobée à monsieur Paul. Elle décide de partir avec eux à Big Town pour restituer l'objet à son propriétaire. Les voilà bientôt tous les trois enfermés dans une maison que l'horloger peut transformer comme il le souhaite. Les deux enfants sont contraints de travailler pour monsieur Paul ; l'horloger retient en effet leur mère en otage. Mais dans l'atelier, la mutinerie de tous les enfants se prépare.

mercredi 24 janvier 2018

Les prochains doc benjamin chez Milan

Depuis 2016 et le lancement de cette collection, j'ai travaillé avec les éditions Milan à la création de dix titres.
En février et en avril, quatre nouveaux livres viendront étoffer la collection, sur l'espace, les Jeux Olympiques, la danse et les pirates.
Remerciements chaleureux à l'équipe Milan pour sa confiance, à Sophie Dussaussois pour l'élaboration des textes documentaires et le suivi éditorial, et bien entendu, aux illustratrices et illustrateurs qui donnent des corps, des visages et des décors à ces livres. Pour février et avril, eh bien ce sont Wouzit (A nous deux l'espace) et Marie Spénale (Le vrai héros des JO) qui ont œuvré. Pour avril, ce sont Claire de Gastold (Le show de l'année) et Thomas Priou (Le secret de Barbe-noire).
J'espère qu'il vous plairont... La sortie en février est prévue pour le 7 et les deux autres titres arriveront en librairie le 18 avril.
Rien que pour vous, en avant-première interplanétaire, les couvertures des quatre nouveaux titres.








mercredi 17 janvier 2018

Artaud/Ferdière

Pour notre roman graphique sur la vie d'Antonin Artaud, il nous fallait un narrateur... capable de nous embarquer avec lui, capable de rattraper le lecteur ou la lectrice à certains moments, de relancer notre histoire.
Après quelques semaines d'hésitation, notre choix s'est porté sur Gaston Ferdière, pour un tas de raisons, mais sur un Ferdière particulier.
Nous avons imaginé que notre livre, notre roman graphique, proposerait une interview du psychiatre qui a accueilli Artaud à l'asile de Rodez, celui qui lui a fait des électrochocs aussi. Une personne, un personnage que les proches d'Artaud ne portaient pas vraiment dans leurs cœurs.
En tout cas un homme qui a déclenché pas mal de polémiques. Affabulateur parfois ?
Sa vie de praticien est liée de près à celle d'Artaud. Ce Ferdière était aussi un grand amateur d'art, proche des Surréalistes, poète.
L'idée retenue, puisque nous restons dans une fiction, qu'il ne s'agit pas d'un biopic mais bien de Notre Artaud, est la suivante : Ferdière est interrogé une fois mort, dans un genre d'au-delà indéfini, vaporeux. Il va répondre à quelques questions, parler facilement sans qu'on l'y pousse tant que ça. L'avantage c'est que forcément, de là où il parle, depuis le temps qu'il est par-là, il a rencontré, croisé certains protagonistes, a eu aussi des informations dont il ne disposait pas de son vivant. Tout nous sera permis donc. Ferdière comme instrument de liberté... En espérant vous convaincre, une fois le livre paru.
Pour l'heure, eh bien Laurent a bouclé une trentaine de planches et de mon côté... eh bien je "plancherai" bientôt sur l'enfance d'Artaud.

lundi 15 janvier 2018

Mensuel du Morbihan


En allant par ici, vous trouverez un chouette article publié au mois de décembre dans le Mensuel du Morbihan. Remerciements à Élodie Bannier-Mouate.

lundi 8 janvier 2018

Résidence avec Thomas, semaine 2

Cette semaine, deuxième set avec l'ami Thomas Scotto du côté de l'Ernée. Une belle carte blanche nous est offerte autour de la lecture à voix haute grâce à Clarisse et à Gaëlle du Réseau Lecture de la Communauté de communes de l'Ernée (en Mayenne).
Nous commençons à avoir de la matière première avec Thomas. Je rebondis en écrivant à partir des mots de Thomas, piochés dans ses livres, et lui fait la même chose avec mes mots, bien entendu.
De là devraient sortir une vingtaine de textes que nous lirons normalement à la fin de la troisième période de résidence, au mois de mai, après avoir travaillé la chose avec l'amie Caroline Girard.
Thomas et moi avons décidé de tenter de saisir, dans nos souvenirs d'enfance entre autres, eh bien ce qui pourrait bien avoir provoqué la nécessité d'écrire. Il restera ensuite à aménager le corpus créé ensemble, à voir comment on s'y prend pour le lire à deux voix, etc. Il reste donc du pain sur la planche...
Cette semaine, comme toutes les périodes de résidence, eh bien sont prévus aussi des moments de médiations, de rencontres, de lecture.
Mardi, petit rendez-vous au coin du feu pour lire ce qui est en route à quelques invités, élus, etc. Mercredi après-midi, on vous donne rendez-vous chez Simon avec Thomas, dans la belle librairie M'lire sise à Laval pour une séance de dédicaces en fin d'après-midi. Jeudi, eh bien je filerai voir les classes de CM1-CM2 des écoles de Chailland. L'après-midi, nous retournerons voir les lycéennes et lycéens de Rochefeuille et le soir, eh bien je cavalerai à la bibliothèque de Chailland. La lecture en selle sera suivie d'une séance de dédicaces. Pour cette dernière, ce seront les amis de Jeux Bouquine qui viendront (Emma et Thierry) avec nos livres. Vendredi, eh bien nous déjeunerons avec les chouettes gens de l'asso du Foin de la rue.
Un beau programme !